Ville de Sarreguemines L’Armoirie de Welferding

Géographie

Sarreguemines est située à la frontière allemande, au confluent de la Sarre et de la Blies. Cette configuration est confirmée par l’étymologie du lieu, le mot allemand gemund signifiant confluence se retrouve dans le nom allemand de la ville, Saargemünd. Son agglomération s’étend de part et d’autre de la frontière. L’aire urbaine compte 42 077 habitants pour sa partie française. Depuis 1997, Sarreguemines est desservie par le tramway (tram-train) de Sarrebruck.

La situation en image :

 

Écarts et lieux-dits

– Neunkirch – Welferding – Folpersviller

Histoire

En 1297 Sarreguemines passa du comté de Deux-Ponts au duché de Lorraine, réuni à la France en 1766.

Industrie de la faïence

La réputation de la faïence de Sarreguemines n’est plus à faire. En deux siècles, la petite industrie familiale née à la Révolution a fait du chemin. De nombreux amateurs de ces pièces gaies et colorées sont disséminés un peu partout dans le monde. Paul Utzschneider et Paul de Geiger, véritables hommes-orchestre, ont propulsé la petite ville au tout premier rang de l’industrie faïencière : dès le XIXe siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…

Sarreguemines, cité de la faïence

«En fait, à l’origine, rien n’y prédisposait, il n’y a pas une argile particulière à Sarreguemines, explique Emile Decker. Mais vers 1790, c’est-à-dire en pleine révolution française, s’installe quelqu’un, peut-être un peu plus têtu qu’un autre, qui va démarrer une industrie en profitant de deux facteurs favorables : la proximité de l’eau, en l’occurrence la Sarre, pour installer les moulins qui vont fournir l’énergie et les grands massifs forestiers qui vont fournir le bois utilisé pour chauffer les fours de la manufacture».

Laquelle va se développer et devenir une des toute premières industries françaises, grâce à la qualité de sa production de faïence fine et blanche. Vers 1900, l’industrie de la faïence à Sarreguemines occupait quelque 3000 ouvriers. L’activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place…

L’Ancienne gare de Welferding

Eglise Saint-Walfried

 Paul Utzschneider et le début de l’expansion

Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. Le jeune homme, inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.

Le temps de l’industrialisation

En 1836, Utzchneider confie la direction de la manufacture à son gendre, Alexandre de Geiger. Ce dernier fait édifier de nouvelles constructions en respectant l’harmonie du paysage. Le Moulin de la Blies est édifié en 1841 dans cet esprit. En 1838, Alexandre de Geiger s’était rapproché de Villeroy & Boch. Cet accord a contribué à la croissance de l’activité.

La révolution industrielle bat son plein, une architecture nouvelle apparaît, avec l’apparition de toits en sheds et de hautes cheminées à section ronde évitant la retombée des fumées sur les habitations voisines. Les nouvelles usines construites en 1853 et 1860 fonctionnent ainsi uniquement à la vapeur. Dans les ateliers, la modernisation porte essentiellement sur les énergies nécessaires aux machines.

La consolidation et le changement de siècle

En 1871, suite à l’annexion de la Moselle à l’Allemagne, Alexandre de Geiger quitte Sarreguemines et se retire à Paris. Son fils, Paul de Geiger, assure alors la direction. Deux nouvelles usines sont construites à Digoin et à Vitry-le-François…

Paul de Geiger meurt en 1913, année où Utzschneider & Cie est scindée en deux sociétés, l’une gérant l’établissement de Sarreguemines, l’autre les usines françaises. En 1919, après la première guerre mondiale, l’unité se reconstitue sous le nom de Sarreguemines-Digoin-Vitry-le-François et est administrée par la famille Cazal.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la faïencerie fut mise sous séquestre et sa gestion confiée de 1942 à 1945 à Villeroy & Boch.

Les années Lunéville

En 1978, suite à une OPA, la manufacture est rachetée par le groupe Lunéville-Badonviller-St-Clément .C’est le tournant décisif de l’histoire de la faïence à Sarreguemines : la fabrication de vaisselle est abandonnée en 1979 et l’usine se concentre sur celle de carrelage, murs et sols. Le site du moulin de la Blies est abandonné. En 1982, la faïencerie prend le nom de Sarreguemines Bâtiment.

La fin

En 2002, suite à un plan de reprise de 19 salariés et cadres devenus actionnaires, l’entreprise prend le nom de Céramiques de Sarreguemines. Il reste 130 ouvriers qui essayent de maintenir l’outil de production. En 2005, l’entreprise est placée en liquidation judiciaire. La production continue avec une soixantaine d’ouvriers. Le 9 janvier 2007, le tribunal ordonne la liquidation et la fin de l’activité au 1er février 2007. La faïencerie de Sarreguemines n’existe plus. Lunéville-St Clément continue à produire certains modèles qui en avaient fait la renommée.

 Administration

Sarreguemines a absorbé quelques communes voisines au cours de son histoire : Neunkirch-lès-Sarreguemines et Welferding en 1964, et Folpersviller en 1971.

Sarreguemines est chef-lieu de deux cantons:

Le canton de Sarreguemines est formé de la seule commune de Sarreguemines (23 202 habitants) ; Le canton de Sarreguemines-Campagne est formé de 21 communes environnantes: Bliesbruck, Blies-Ébersing, Blies-Guersviller, Frauenberg, Grosbliederstroff, Grundviller, Guebenhouse, Hambach, Hundling, Ippling, Lixing-lès-Rouhling, Loupershouse, Neufgrange, Rémelfing, Rouhling, Sarreinsming, Wiesviller, Wittring, Wœlfling-lès-Sarreguemines, Woustviller et Zetting (25 772 habitants).

Personnages célèbres

Sarreguemines est la ville de naissance de Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet (1766-1823), Pair de France et homme d’État, qui fut ministre de l’Intérieur sous Napoléon Ier. La rue du Comte de Montalivet est nommée en son honneur. Hassli Alain, Champion d’Europe de Lutte Greco romaine (en 2000 a Sofia) est né à Sarreguemines le 7 Juillet 1981. Sophie Huber, Membre du relais 4*200 NL (natation), 3ème aux mondiaux de Melbourne 2007 .

Monuments et lieux touristiques

Le musée de la Faïencerie de Sarreguemines et le circuit de la faïence. Le musée des techniques faïencières au Moulin de la Blies avec reconstitution d’ateliers. L’ampleur et l’originalité du lieu en font un musée unique en Europe. Le four, unique rescapé de son type en Europe à côté de la Mairie. Le Casino au bord de l’eau, il n’est pas une salle de jeux mais un espace culturel contenant un théâtre. Les cités ouvrières. Les ruines du château surplombant le centre ville.

Enseignement

Lycée Henri Nominé Lycée Jean de Pange Lycée Simon Lazard Institution Sainte Chrétienne Collège du Fulrad Collège du Himmelsberg Collège Jean Jaurès Institution Sainte Chrétienne

Enseignement Supérieur

Sarreguemines accueille un Institut de Formation en Soins Infirmiers et une antenne de l’Institut Universitaire Technologique de Metz, département Gestion Logistique et Transport. De plus, un département Droit a été créé, et une licence professionnelle « Assistant en Gestion et Logistique Transfrontalière » permet d’acquérir une formation supérieure très spécifique.

IUT de Metz à Sarreguemines

Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) Institut de Formation des Soins Infirmiers

Références

« 2000 Jahre Sarregueminer Geschichte » Histoire de Sarreguemines écrite en dialecte local : le « platt », par Robert Doegé (1910-1978), Editions Pierron 1979, 392 pages.

Vie sportive

Lutte:
Club fondé en 1896, le club de Lutte de Sarreguemines est le plus vieux de France. Le club a connu ses heures de gloire dans les années 70, puis il connu un passage à vide d’une quinzaine d’année qui l’a presque vu disparaître.

Cependant, en 1987, Eric CIRK son actuel entraîneur a repris l’activité du Club. En quelques années il a su en faire le meilleur de France, en effet depuis une quinzaine d’année le Club de Sarreguemines truste tout les podiums nationaux et cela dans toutes les catégories d’âge.

Football :
L’Association sarregueminoise de football 93 (club doyen fondé en 1919), le RC Sarreguemines et l’AS Neunkirch sont les clubs de la cité, accompagnés de l’AS Welferding, le CS Folpersviller et le FC Istanbul.

 

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